L’Union européenne envisage d’imposer une taxe de 36% sur les importations de voitures électriques chinoises, une mesure destinée à protéger l’industrie automobile européenne. Cependant, la Chine menace de représailles, notamment sur le marché des batteries.
L’Union européenne pourrait bientôt imposer une taxe de 36% sur les importations de voitures électriques chinoises, une décision qui s’inscrit dans une volonté de protéger l’industrie automobile européenne face à une concurrence de plus en plus agressive. Selon Renaud Kayanakis, expert en transport chez SIA Partners, cette mesure est justifiée par “la nécessité de préserver notre industrie”, mais révèle aussi une faiblesse de l’Europe sur le plan commercial.
Cependant, cette décision pourrait avoir des conséquences lourdes. La Chine a déjà annoncé qu’elle s’opposait à ces surtaxes et a menacé de prendre des mesures de rétorsion. “Ces représailles pourraient toucher le marché des batteries, un secteur où l’Europe est très dépendante de la Chine,” avertit l’expert.
L’industrie automobile européenne, qui représente environ 2,5 millions d’emplois directs et plus de 10 millions d’emplois indirects, est au cœur de cette bataille commerciale. L’enjeu pour l’Europe est donc de trouver un équilibre entre la protection de son industrie et le maintien de relations commerciales stables avec la Chine.
Cette taxe, qui doit encore recevoir l’aval des États membres de l’Union européenne, marque un tournant dans la politique commerciale de l’UE, visant à établir des conditions de marché plus équitables avec ses partenaires internationaux.